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Comment choisir un outil?
Les questions majeures peuvent être regroupées sous cinq rubriques :
Tester la crédibilité de l'informations sur l'outil. Il paraît nécessaire de distinguer ce qui au niveau de la présentation de l'outil relève d'une stratégie de vente (l'attention du client est attiré sur les aspects économiques et attractifs de la présentation, de la passation, de la satisfaction de la clientèle), d'une stratégie d'information scientifique et pratique relative à la fonction confiée à l'outil et aux preuves que ces fonctions peuvent être assurées effectivement. Rechercher systématiquement des informations sur la description de l'outil: caractéristiques structurales et fonctionnelles: présentation, objectifs, hypothèses, fondements théoriques ou empiriques. S'il s'agit de test psychométriques: principes de construction, nature des observables, traitement des données, cadre interprétatif des observations. Rechercher systématiquement les preuves du degré d'efficacité (validité) de l'outil par rapport à ce qui est annoncé. Existence, formes et signification des données de validation recueillies sur des études expérimentales. Pour les épreuves standardisées, par exemple: indices de fidélité, indices de validité de contenu, de construction, de validité pronostique. L'examen de ces données relève de compétences spécifiques. Dans l'ensemble des arguments fournis par les promoteurs d'épreuves, il importe de repérer les arguments proprement scientifiques (à dominante de résultats établis sur des comparaisons entre l'épreuve expérimentale et d'autres épreuves, ou des constats de liaisons entre l'épreuve et différents critères dont fait partie l'adaptation professionnelle), des arguments pseudo-scientifiques (où il est fait référence à des validations sans présentation de résultats). On notera que la seule auto-reconnaissance des résultats par le sujet observé (critère fréquemment utilisé) ne constitue pas une garantie solide de la validité d'un outil. En effet, accorder un crédit sans réserve à l'autoreconnaissance c'est admettre que toute personne a une conscience claire d'elle-même, ce qui n'est par démontré. S'il en était ainsi, les outils seraient parfaitement inutiles dans de nombreux cas. Apprécier la pertinence de l'outil par rapport à la demande d'évaluation (l'évaluation apportée par l'outil correspond-elle à l'évaluation recherchée?) et sa cohérence dans le plan d'évaluation (quelle information spécifique apporte-t-il par rapport aux autres éléments d'évaluation?) Identifier les connaissances et les savoir-faire requis par l'utilisation de l'outil."
CRITÈRES COGNITIFS PERMETTANT DE CARACTÉRISER L'ACTIVITÉ MENTALE AU COURS DE L'ACTION
Selon la méthode proposée par S. Michel et M. Ledru (...) quatre critères cognitifs permettent de caractériser l'activité mentale au cours de l'action:
Les stratégies de résolutions de problèmes ou 'démarches intellectuelles'. la typologie de démarches intellectuelles, qui distingue des démarches de type 'création', 'adaptation' et 'application'. Les connaissances nécessaires à la réussite dans l'emploi appelées 'savoirs références'. la maîtrise de chaque savoir est évaluée selon quatre niveaux, du niveau 1, 'sensibilisation' (connaissance des codes et conventions, de l'environnement du travail), au niveau 4, 'expertise' (compréhension des grands mécanismes fondamentaux, capacité à faire évoluer le domaine). La relation au temps (perspective temporelle: du court terme au long terme), et à l'espace (de l'unité de travail à l'environnement extérieur à l'entreprise). L'interaction relationnelle, c'est-à-dire le type de relations nécessaires avec les autres personnes (fréquence, nature et sens des interactions)."
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