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Modélisation du processus d'évaluation Savoir et pouvoir, Les compétences en questions Jacques Aubret, Patrick Gilbert, Frédérique Pigeyre Diane RIES - Fiche 15
Selon M.-A. Nadeau la modélisation d'un processus d'évaluation "'peut varier selon un paradigme privilégié'.
Selon les objectifs de l'évaluation: on distinguera l'évaluation diagnostique (reconnaissance de la structure ou du fonctionnement d'un individu ou d'une organisation), de l'évaluation pronostique (pari sur le devenir d'un individu ou d'une organisation en fonction d'observations passées ou présentes) de l'évaluation certificative (attestation officielle d'un niveau de qualification, de formation, de compétence). Selon la standardisation de l'approche: évaluation formaliste ou évaluation naturaliste? (..) Inspirée de la psychologie expérimentale, la perspective formaliste considère l'évaluation comme un processus structuré faisant surtout appel à des procédures standardisées et à des méthodes quantitatives. Les jugements formulés par l'évaluateur sont explicites et reposent sur des critères préétablis et connus. Le processus d'évaluation qui s'inscrit dans la perspective naturaliste est flexible et ouvert. L'évaluateur n'agit pas sur la base d'un schéma d'intervention qui serait déterminé à l'avance. Il recueille les données avec un minimum de catégories et réagit à partir de celles-ci en fonction de ce qui apparaît important. Selon le moment de l'évaluation: l'évaluation est dite 'formative' (évaluation en cours de formation destinée à réguler le contenu et le rythme des programmes d'apprentissage), ou sommative (évaluation de fin d'apprentissage conduite dans la perspective d'un bilan des acquis)." Pour élaborer des modèles sous-jacents aux pratiques d'évaluation, on peut considérer l'ensemble des pratiques d'évaluation selon deux critères: "l'acteur à l'origine de la demande d'évaluation, d'une part et la visée de la démarche, d'autre part.
1. L'ADÉQUATION
Dans ce premier modèle, l'évaluation est réglée selon le paradigme de l'adéquation: D'après R. Pierroliat 'L'adéquation (...) est en fait un ajustement permanent entre l'individu et le poste, entre les individus et leur métier, voir entre les individus et l'entreprise (...). C'est l'art de mettre chacun à sa place et de trouver une place pour chacun.' "Ce modèle est fondé sur les exigences de fonctionnement à court terme, les pré-requis nécessaires à la tenue des postes de travail."
2. LA RÉÉQUILIBRATION
"Ce deuxième modèle se situe dans une perspective de sélection de la force de travail requise par les emplois. (...) il est bâtis sur les exigences de fonctionnement des entreprises à moyen et/ou long terme et non pas sur les besoins à court terme. (...) la préoccupation des instigateurs de l'évaluation n'est plus seulement l'identification d'écarts par rapport à des situations de travail, mais la réduction des ces écarts."
3. LE DÉVELOPPEMENT SOCIOPRODUCTIF
"Le modèle du développement scio-productif exprime un renoncement à la recherche d'uenadéquation stricte entre les profils individuels et les postes actuellement occupés. Ce nouveau modèle de gestion de éa main-d'oeuvre, que P. Zarifian (...) appelle 'modèle de la compétence' se traduit par la mise en place d'un suivi individualisà des salariés et des tentatives pour saisir leurs possibilités d'évolution."
4. LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL ET PROFESSIONNEL
"Ici, c'est le salarié qui est à l'origine de la demande d'évaluation. Il est alors considéré comme l'auteur d'une démarche qui s'appuiera sur une réappropriation de ses acqui. L'implication du sujet s'accompagne d'un retrait des experts et d'un moindre poids des procédures." L'évalaution ne vise plus le positionnement d'un individu par rapport à un référentiel d'exigences, mais un développement personnel ou professionnel."
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