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Compétences Savoir et pouvoir, Les compétences en questions Jacques Aubret, Patrick Gilbert, Frédérique Pigeyre Diane RIES - Fiche 4
M. de Montmollin a mis en évidence deux courants en ergonomie: 'l'ergonomie des composants humains' qui prend en compte les caractéristiques de l'opérateur humain pour orienter la conception des machines et autres dispositifs techniques et 'l'ergonomie de l'activité humaine' qui "considère l'ergonomie comme l'étude spécifique du travail humain en vue de l'améliorer." M. de Montmollin définit les compétences comme "ensembles stabilisés de savoirs, de savoir-faire, de conduites types, de procédures-standards, de types de raisonnement, que l'on peut mettre en oeuvre sans apprentissage nouveau." M. de Montmollin distingue trois composantes dans les compétences: "les connaissances qui permettent de comprendre 'comment ça marche' et peuvent être acquises par une formation préliminaire, les savoir-faire qui indiquent 'comment faire marcher' et les métaconnaissances qui permettent de gérer les connaissances et ne sont acquises que par l'expérience. "J. Leplat distingue deux conceptions de la compétence: behavioriste et cognitive. La conception behavioriste définit la compétence par les tâches que le sujet sait exécuter, son expression est liée au contexte. A l'inverse, la conception cognitive de la compétence fait de celle-ci une stratégie, 'un système de connaissance qui permettra d'engendrer l'activité.' L. Leplat dégage "'quatre traits caractéristiques des compétences':
'les compétences sont finalisées': on est 'compétent pour'. Ce sont des connaissances opératives ou fonctionnelles, puisque mises en jeu en vue de la réalisation d'un but; 'les compétences sont apprises': on devient compétent. La compétence s'acquiert par un apprentissage à l'école ou sur le lieu de travail; 'les compétences sont organisées en unités coordonnées', selon des hiérarchies ou des relations; 'la compétences est une notion abstraite et hypothétique'. On ne peut observer que ses manifestations. Elle est inférée à partir de la performance constatée."
En conclusion on peut dire que "pour les ergonomes, l'évaluation des compétences ne peut se faire qu'en référence directe aux tâches à accomplir."
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